Vous avez déjà vu ces publications : « Découvrez notre nouvelle collection ! 🌟 N'hésitez pas à nous rejoindre ». Elles pourraient venir de n'importe quelle boutique. Si l'IA vous fait gagner du temps, elle peut aussi gommer ce qui rend chaque client reconnaissable. Voici comment garder sa voix, client après client, sans y passer vos soirées.
Pourquoi les textes de l'IA se ressemblent-ils autant ?
Parce que sans consigne précise, l'IA écrit pour tout le monde. Résultat : les mêmes tournures et les mêmes formules enthousiastes d'un commerce à l'autre. Les plateformes l'ont remarqué : LinkedIn indiquait en mai 2026 avoir mis en place des systèmes qui limitent la diffusion des publications génériques générées par IA, tout en précisant que l'IA comme outil d'écriture reste permise, d'après IT-Connect. Google a la même position : un contenu IA est acceptable s'il apporte une vraie valeur, mais produire des pages en masse sans valeur ajoutée peut relever de son règlement contre le spam.
L'enjeu pour un CM est donc double : la qualité, mais aussi la ressemblance avec le client.
Qu'est-ce qu'une bonne fiche de ton ?
Une fiche de ton est un document court, une page, qui décrit comment parle un client. Plus il est concret, mieux l'IA suit. À quoi ressemble-t-elle ? Un exemple en miniature, pour une boulangerie :
Vouvoiement. Phrases courtes (moins de 20 mots).
Un seul émoji par publication, jamais en début de phrase.
On dit « notre fournil », « fait maison », jamais « artisanal d'exception ».
On ne parle jamais de prix dans une publication.
Exemple apprécié : « Les croissants sortent à 7 h. Il en reste toujours un pour vous. »
Exemple refusé : « Découvrez nos délicieux croissants ! 🥐🌟🔥 »
Trois ou quatre règles vérifiables valent mieux que « sympathique et chaleureux ». Et les contre-exemples apprennent le ton plus vite que les adjectifs.
Comment l'enrichir avec ce que dit vraiment le client ?
Les meilleurs éléments de ton viennent du client lui-même : ses messages, ses réponses aux avis, la façon dont il parle en boutique. Notez ses mots à lui, ses expressions, ce qu'il refuse de dire. Quand il corrige une publication, demandez-vous : est-ce une préférence ponctuelle, ou une règle à ajouter à la fiche ? Les corrections répétées sont de l'or.
Que faut-il vérifier avant de publier ?
L'IA écrit bien, mais elle se trompe avec aplomb. Google le rappelle dans sa documentation : les modèles ne retrouvent pas des faits, ils prédisent des suites de mots, et il est essentiel de vérifier le contenu avant publication. Pour un commerce local, cela veut dire :
- horaires, adresses et prix ;
- noms de produits, allergènes, mentions réglementaires ;
- promesses (« livraison offerte », « -20 % ») qui engagent le client.
Une relecture systématique, avec une liste de contrôle simple par client, évite l'erreur qui coûte une relation.
Que faire des données de vos clients ?
La CNIL recommande de définir une liste d'usages autorisés et interdits, par exemple ne pas fournir de données personnelles à l'outil, et de vérifier si le prestataire peut réutiliser les données saisies. Elle rappelle aussi que l'organisation qui utilise un outil est responsable en cas de mauvais usage par ses collaborateurs. Pour un freelance, cela se traduit par une règle simple : pas de noms de clients finaux, pas de contenu confidentiel dans les consignes. Pour une agence, par une règle écrite et partagée avec l'équipe.
Faut-il signaler l'usage de l'IA ?
Le règlement européen sur l'IA impose depuis le 2 août 2026 des obligations de transparence. Selon les lignes directrices publiées par la Commission, elles concernent notamment les deepfakes et certains textes d'intérêt public publiés sans relecture humaine. Les tâches d'édition courantes, comme la correction orthographique, sont exemptées. Pour une publication de commerce local relue par vos soins, l'enjeu est donc plutôt de ne pas créer d'images ou de vidéos réalistes qui pourraient passer pour de vraies, sans le préciser. En cas de doute, demandez conseil à un juriste.
Pourquoi est-ce difficile à tenir à plusieurs clients ?
Avec trois clients, la fiche de ton reste dans votre tête. Avec dix, elle se brouille : on tutoie un client qui vouvoie, on reprend une formule d'un autre. Le piège est de croire que l'IA règle le problème : elle l'aggrave si les consignes ne sont pas à jour. Il faut donc une fiche par client, mise à jour à chaque correction, et un endroit où elle vit à côté de la production.
Avec LyiApp
Dans LyiApp, la rédaction IA suit le ton, le vouvoiement ou le tutoiement et les consignes de chaque client, et apprend de vos corrections. Si vous préférez ChatGPT ou Claude, vous pouvez les connecter : ils lisent vos clients et préparent des brouillons directement dans l'app, mais rien n'est programmé ni publié sans vous. Voir les fonctionnalités. Pour l'essayer sur vos clients, réservez une démo : indiquez-nous un prospect, nous réalisons son audit en direct.
À retenir
- Sans consigne précise, l'IA écrit pour tout le monde : donnez-lui une fiche de ton par client.
- Trois ou quatre règles vérifiables, plus un exemple apprécié et un exemple refusé, valent mieux que des adjectifs.
- Relisez toujours les faits : horaires, prix, promesses.
- Pas de données personnelles dans les consignes ; fixez des usages autorisés et interdits.
- Gardez la fiche à jour à chaque correction du client.