« Et ChatGPT, il me recommande ? » Vos clients commencent à poser cette question, parfois après l'avoir testée eux-mêmes devant vous. Pour un CM freelance, c'est une occasion et un piège : une occasion d'élargir votre prestation, un piège si vous promettez ce que personne ne maîtrise. Voici ce que vous pouvez faire, ce qu'il vaut mieux ne pas dire, et comment le mesurer honnêtement.
Qu'est-ce qui change vraiment pour un commerce local ?
Quand quelqu'un demande à un assistant « un bon coiffeur près de la gare », la réponse ne vient pas de nulle part : elle s'appuie sur des sources que l'assistant peut lire, dont la fiche Google, les avis et le site. Google le dit dans sa documentation destinée aux sites : pour apparaître dans ses Aperçus IA et son Mode IA, il n'y a pas d'exigences supplémentaires, ni d'optimisation spéciale. Les pages doivent être indexées et pouvoir s'afficher dans la recherche avec un extrait. La documentation cite parmi les bonnes pratiques de garder à jour les informations de Business Profile.
Traduction pour un CM : la visibilité dans les réponses IA n'est pas un métier à part. C'est le prolongement du travail que vous faites déjà sur la fiche, les avis et les contenus.
Que peut faire un CM concrètement ?
Quatre chantiers, tous dans votre périmètre :
- La fiche Google. Informations complètes et identiques partout : nom, adresse ou zone, horaires, catégories. Une erreur d'horaire se retrouve dans les réponses.
- Les avis. Récents, avec des réponses de l'établissement. C'est la matière que lisent les assistants et les clients.
- Le site, s'il existe. Contenu lisible en texte, pages qui répondent à de vraies questions (« Faut-il réserver ? », « Livrez-vous le dimanche ? »), robots autorisés.
- Les publications. Régulières, cohérentes avec ce que dit le site et la fiche.
Côté site, un point technique mérite d'être vérifié avec le client ou son prestataire : l'accès des robots. OpenAI indique que, pour qu'un site apparaisse dans les fonctions de recherche de ChatGPT, il faut autoriser son robot OAI-SearchBot dans le fichier robots.txt, et que la prise en compte d'une modification peut prendre environ 24 heures. Ce robot est distinct de GPTBot, qui concerne l'entraînement des modèles : on peut autoriser l'un et refuser l'autre. À signaler au client, sans toucher au site vous-même si ce n'est pas votre périmètre.
Que ne faut-il surtout pas promettre ?
Les promesses qui fâchent :
- « Je vous fais citer par ChatGPT » : personne ne contrôle le contenu d'une réponse générée.
- « Un fichier spécial pour les IA » : Google précise qu'aucun fichier, balisage ou schéma particulier n'est requis pour ses fonctions IA.
- « Un classement garanti » : les réponses générées ne sont pas un classement fixe, et votre test de la veille ne vaut pas pour le lendemain.
Ce que vous pouvez promettre : un diagnostic, une liste d'améliorations, un suivi régulier. C'est honnête et ça se prouve.
Que dire au client dès le premier échange ?
Une phrase simple suffit : « Les assistants s'appuient sur ce qui existe déjà en ligne sur vous : votre fiche, vos avis, votre site. Mon travail est de les rendre complets, cohérents et à jour, puis de vérifier chaque mois ce qui change. » Elle remet le sujet à sa place : pas de technique magique, un travail régulier que vous savez faire. Elle évite aussi que le client attende un résultat chiffré immédiat, alors que vous n'avez aucune prise sur la rédaction de la réponse.
Si le client vous demande de « tester ChatGPT devant lui », faites-le volontiers, mais présentez le résultat comme un point de départ. Une réponse isolée peut flatter ou décevoir ; ce qui compte, c'est la tendance sur plusieurs questions et plusieurs semaines.
Comment mesurer sans se raconter d'histoires ?
Deux outils, aux limites bien différentes :
- Les questions posées aux assistants. Choisissez cinq à dix questions réalistes (« où acheter des chocolats à Messimy ? »), posez-les régulièrement, notez qui est cité et à quelle place. C'est simple, mais le résultat varie : mieux vaut comparer des tendances que des cas isolés.
- Search Console, pour les sites. Google a introduit un rapport « IA générative » qui compte les impressions des pages dans les Aperçus IA, le Mode IA et les fonctions génératives de Discover. Selon le Blog du Modérateur, il ne donne ni les clics ni les requêtes, et son déploiement est progressif. Il dit qu'une page a été utilisée, pas qu'elle a rapporté des clients.
Dans un rapport, une ligne honnête ressemble à ceci :
Visibilité IA : sur 8 questions testées, le restaurant est cité 3 fois
(contre 1 en septembre). Concurrent le plus cité : 5 fois.
À améliorer : horaires du dimanche absents de la fiche.
Voir aussi notre article sur le rapport mensuel que vos clients lisent vraiment : la visibilité IA y tient en quelques lignes, pas en une page.
Pourquoi est-ce difficile à tenir à plusieurs clients ?
Parce que la mesure est répétitive et manuelle : dix questions, trois assistants, six clients, chaque mois. S'y ajoutent le suivi des changements de règles et l'interprétation de résultats instables. On s'y met avec enthousiasme, on abandonne en février.
Avec LyiApp
LyiApp mesure la visibilité de vos clients dans ChatGPT et Gemini, de façon régulière, et suit leurs positions Google sur les mots-clés choisis. Les résultats se retrouvent dans le rapport rédigé par l'IA, que vous relisez avant l'envoi. Détails sur la page fonctionnalités. Pour voir ce que cela donne, réservez une démo : indiquez-nous un prospect lors de la démo, nous réalisons son audit en direct.
À retenir
- La visibilité IA prolonge le travail sur la fiche, les avis et le site : pas de méthode secrète.
- Google n'exige ni fichier ni optimisation spéciale pour ses fonctions IA.
- Pour ChatGPT, vérifiez que le site autorise OAI-SearchBot.
- Promettez un diagnostic et un suivi, jamais une citation.
- Mesurez par des questions répétées et des tendances, pas par un cas isolé.